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Sur les rives de Durance, loin en aval de mes marbres, sur des rives encore profondes et sauvages, comme un Jardin du Paradis, il me revient de l'enfance les empreintes de pas d'animaux que j'avais plaisir à mouler délicatement avec du plâtre.
Ainsi la forme en creux de mes mains qui imprime à mes terres et mes pierres des allures si pleines et sensuelles, et où déjà il n'est pas besoin d'être liseuse de bonne aventure pour reconnaître de quelle chair aimée elles sont devenues les caresses, les empreintes d'envol, les ailes. Jardin du Paradis, "Adam", "le glaiseux", entre femme et monde.
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